Extraits

Jean-Marc à sa première communion

La première communion

Je me revois, le matin de l'événement tant attendu, vêtu des vêtements de circonstance : une chemise blanche immaculée, garnie à l'encolure d'un noeud papillon rouge ramagé, un veston et des pantalons british noirs recouverts de bas qui montaient jusqu'aux genoux, des souliers bien cirés; et surtout, apposées sur mon bras gauche et sur le revers du veston, des bandes de satin bouclées terminées par une frange dorée, arborant le ciboire, emblème symbolique de la cérémonie du jour. Mes cheveux courts, fraîchement coupés, affichaient une séparation sans faille et un toupet bien peigné, retenu en position par une légère application de Brylcreem.

Jean-Marc collant les épaules d'un adversaire au tapis

La lutte

On ne cessait de regarder les photos d'Yvon Robert qui avait remporté sept fois le championnat du monde, grâce à sa clef de bras japonaise. On admirait aussi Larry Moquin, Bobby Managoff, Manuel Cortez. On ne se lassait pas d'imiter nos héros en tentant de coller les épaules de notre opposant pendant le compte de UN... DEUX... TRRR...OIS!

La course de tacots au Carnaval de Québec

La course de tacots

Pierre et moi nous sommes donc retrouvés côte à côte, chacun dans nos tacots, derrière un tracteur qui en tirait une demi-douzaine à la fois. Il devait y avoir une soixantaine de tacots en tout. Nous avons donc paradé ainsi sur la Grande-Allée à partir de la rue des Braves, en compagnie des clowns, des fanfares, des chars allégoriques, du bonhomme, de la reine et des duchesses. Un vrai conte de fée.

Jean-Marc et sa jeep safari

La jeep de l'armée

Pendant les semaines qui suivirent, je me plaisais à simuler cet exploit dans le champ de foin avec la petite auto à pédales, munie de plus grosses roues à l'arrière, que m'avait fabriquée papa, par temps perdu au garage, auto que j'appelais ma jeep, car elle était plus robuste que les autos achetées en magasin.

On glisse dans la côte chez Gaulin

Glissade en hiver à l'Île

L'hiver, on prenait plaisir à glisser à l'Île, dans la côte chez Gaulin.

Le tacot fabriqué par Jean-Marc

La boîte à beurre

Puis, en 1957 me vint l'idée de fabriquer moi-même mon propre tacot : une boîte à beurre sophistiquée. Rapidement, le tacot prit forme. Les deux boîtes à beurre furent vite installées sur un bout de contre-plaqué d'une quarantaine de pouces de longueur que j'avais trouvé dans le grenier du chalet. Au bout de quelques jours, le volant et l'essieu muni de sa tige verticale arrivèrent... Puis, pour lui donner un peu plus de vie, un peu à l'exemple des autos qu'on voyait dans les bandes dessinées, je fixai sur le devant deux couvercles de pots de conserve qui servaient de phares et, en guise de grillage, j'apposai une moulure en V qui donna à l'avant du véhicule, l'aspect d'un visage carré qui souriait.

Église de la paroisse Saint-Malo

Les commerces environnants...

D’autres commerces ajoutés à ceux-ci faisaient le bonheur des paroissiens. Toujours sur Saint-Ignace, il y avait l’imprimerie Wilfrid Demers, le père de nos copains Gilles et Yves; sur la rue Saint-Vallier, on comptait l’Hôtel Paul-Baillargeon, propriété du réputé lutteur, et pas tellement loin, Latulippe Surplus de Guerre, dont le fils du propriétaire, Richard était dans ma classe. Sur Montmagny, on retrouvait Turgeon et Jobin où travaillait notre voisin, Johnny Lepire. Sur la rue Saint-Bernard, il y avait la Whistle, compagnie d’embouteillage de boisson gazeuse qui produisait six essences, dont la fameuse liqueur aux fraises et la cream soda, nos deux préférées. À quelques pas de là, il y avait Paradis les pipes. Sur la rue Marie-Louise, grâce à ses galettes recouvertes d’un crémage rose, sa spécialité, la pâtisserie Jos Charest s’avérait un compétiteur de Jos Vaillancourt, pâtisserie très réputée pour ses Mae West sur la rue Saint-Joseph. Près de l’église, sur Marie-de-l’Incarnation, le Syndicat de Saint-Malo, propriété de C.E. Bisson offrait à la clientèle locale, à des prix compétitifs, de nombreuses catégories de vêtements. Et combien de bouchers, et surtout d’épiceries, on retrouvait presque à tous les coins de rue?

Voir d'autres extraits dans la suite du livre: Ado auto boulot

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